août 04, 2007

Drôle de Don

Drôle de don
Que de jouir et souffrir
D’arriver à s’en délecter
Ruminer l’émotion
Pour en retirer au delà de la connaissance
De la mise en garde, de la sensation

Je peux comprendre que Dieu tolère la souffrance
Mais pourquoi nous y rendre si sensible?
La souffrance comme la jouissance
Sont un état et non une conséquence
Ce qui explique l’absence
De proportion

On peut s’en nourrir, s’enivrer même
On peut à la limite se tuer avec !
On est loin des animaux sous ce rapport
Jouir et souffrir pour survivre
N’est pas notre lot ni notre sort
C’est juste un drôle de don

Don qui n’est pas réclamé par un besoin
Mais par la capacité de grandir
S'il ne répond pas à un cœur qui soupire
C’est peut-être parce qu’il est offert
Par un Père qui voit loin
J’aimerais Père pouvoir dire que je t’aime
Par contre j’aime ton drôle de don.

17 Janvier 2005

Enfin !

Ce que j’aime et désire a pris place
Dans la poussière et l’odeur
Dans le parfum de cette fleur
Dans ce passé que je chasse

Je suis comme cet état
Heureux! Sans être arrivé
Pas déplacé
Juste sans repaire immédiat

Mais…cela se dessine
Et la joie que vous voyez
Le charme que vous aimez
L’amour que je devine

Tiennent du fait
Que je tiens le crayon
Que je trace enfin le sillon
De la forme que je vais!

Et bientôt je vais aimer cet homme
Quand cela arrivera
Ni lui ni moi n’existerons
Fini ce fantôme

J’y suis presque
La poussière tombe
Les odeurs sombrent
Avec les restes