octobre 29, 2008

Notre mère

Elle nous nourrit
Nous transporte à travers le vide
Nous couvre sans nous voiler
Nous borde sans rechercher
Mais reçoit baisers arides
D’être occupé à faire du bruit

Elle s’essouffle
On l’asphyxie
Telle une tique
On suce toute parcelle de vie
Méprisant l’essence de ses ressources

Notre mère, la terre
Se meurt
Sa médecine serait de nous tuer
Saura-t-elle le faire ?
S'y est-elle déjà engagée ?

Mon cœur me dit
Qu’une mère va tuer son fils
Pour une bouffée d’air

N’est-ce pas triste
Et le fils…sourit

septembre 27, 2008

Rassasié

Qu’il est facile
De se laisser distraire
De tourbillonner comme ce courant d’air
Qui pourtant ne va nulle part

Négliger notre cœur
Pour répondre à de faux besoins
S’inventer des histoires
Pour justifier avec soin
Que la peur n’a rien à voir
Avec ses airs de contrôle
Drôle de dessin

Mais…! Cette pause
Dans cette forêt mature
M’amène à réfléchir
Ces chênes qui me lancent des glands
Au moindre coup de vent
Semblent vouloir me dire
Que la vie n’est pas si compliquée
Qu’elle n’est pas là, juste pour être gagnée
Et qu’elle aura été bien inutile
Si à la fin… on ne l'a pas vue passer

Qu’il serait doux
De s’endormir rassasié

juillet 07, 2008

Ma violence

La violence
Dont les hommes sont capables
M’habite aussi
Et pour peu que je la nourris
Mon esprit divague
Mon cœur me fredonne
De vagues airs de démence

Heureusement ! Cette violence
Il n’y a que contre moi
Il me semble
L’avoir libéré
Ainsi personne ne tremble
C’est ma loi
Depuis l’enfance

Ma violence s’estompe
Sans être refoulée
En fait je réalise
Qu’elle m’a simplement quitté
Accompagnée de ma honte

C’est un bien bel espace
Qu’ils m’ont laissé
Que je vais m’empressé
De meubler avec grâce.

mai 12, 2008

La vie

La vie pointe
Et remarque
Les dégâts de l’hiver
Puis constate
Que l’homme n’hiberne pas

Certains arbres
Ne vont pas se redresser
Des forêts sont mortes
Dans leurs sommeil
Avec tout ce qui vivait en elle

Mais la vie est forte
Et jamais amer
Elle nous offre sa musique
Gazouillis lyrique
Ressac, huard, éclair

Elle nous enivre de fragrance
Don bien supérieur
À notre capacité
D’en apprécié les nuances

Et en si peu de temps
Elle se pare pour l’amour
À chaque levé du jours
Je veux être sont amant

avril 20, 2008

Rivière


Un rythme me berce
Apparemment synchronisé
Avec mon cœur
Laissant présager
Bonheur en flèche

La rivière m’appelle
Elle veut accélérer
Le rythme de ce cœur
Comme le battement accordé
À l’effort de l’amour
Telle la passion du baiser
D’une nuit de douceur
C’est ce bonheur préparé
Qui me donne des ailes

Mon canot filera
Tant que faire se peut
Sur ce puissant élément
Grondeur nerveux
Capable du calme plat

avril 08, 2008

J'ai mon permis

Tuer un animal
Pour s’amuser
S’en divertir
Peut sembler banal
Risque peu de choquer

J’ai mon permis !

De toute façon ce cerf
Ne risque pas
De mourir de vieillesse
La neige, le froid
Les coyotes sont mes frères

Ce n’est pas contre la bête
Que nous péchons
C’est contre nous
Ce que nous nourrissons
Durant cette quête
Du guerrier au front
A de quoi rendre fou
Du moins, affecter la raison
Certainement souiller notre être

Et quand on nous donnera le permis
De s’en prendre
A nos frères, à nos sœurs…
Serons-nous maîtres
De notre cœur ?
Prompt à défendre
Leurs vies ?

avril 06, 2008

Mon sentier

Quand il ne reste de l’animal
Que la couche
De l’échange
Que du bien
C’est qu’il est bien étrange
Qu’un cœur si farouche
N’aie plus mal

Il a trouvé un sentier
Qui n’est pas tracé par l’autre
Mais qui sera sûrement fréquenté
Qu’il est doux de ne plus être apôtre
D’avoir pris le temps de s’écouter

L'air que je respire
N’a jamais été aussi frais
Le soleil a une telle douceur
On dirait
Qu’ils pénètrent jusqu’à mon cœur
Parce que je reconnais
Enfin ! Mes désirs



avril 02, 2008

Bien, là, maintenant !

Une image se dessine
Le soleil commence à percer
Ce qui semble bien être
Mon état
Construction de maître
Occupé à se bercer
La tête vide

Tout un exploit
Que de se vider la tête
Que d’être seul avec sa bête
D’être conscient du prochain pas

C’est Zen ma foi !

On semble loin
Derrière…ou devant ?
Un être immobile
Derrière on le sent
Mais… Peut-être qu’il attend
Et il est bien, là, maintenant !

mars 12, 2008

Petite fleur


On ne pleure pas
Sur une fleur
Même lorsqu’elle se fane
Elle décuple en silence
Son fruit, sa semence

Conserve son parfum
Dans ta chambre intérieure
Et laisse la terre
En disposer

Peut-être fut-elle le leurre
Qui t’attira au jardin
Pour qu’à chaque matin
Tu respires la paix

Du cœur tiré
À l’esprit remet

Vas! renaît
Petite fleur

mars 05, 2008

Doux Printemps

Un doux printemps
Se dessine à mes yeux
Chargé d’émotions
Et de crainte un peu
Pour ce qu’il y a … devant

Pourtant mon cœur
Est lumineux
Confiant que le bonheur
Me cherche en ce moment
Désireux de dissiper ma peur
D’assécher mes yeux
De tant de pleurs

Je vois son visage
Penché sur moi
Avec une telle tendresse dans le regard
Souffle chaud d’une amie
Qui glisse dans mes cheveux
Tout doucement ses doigts
Je garderai à jamais cette image
De toi

février 19, 2008

Immonde

Nous sommes nuls pour le pouvoir
Il nous rend bête
Animal inventé
D’un mal être
Puis épié dans un miroir

On m’a dit que certain
Avait de bons mobiles
Convaincus "de" pouvoir
Et non "du"
C’est l’humour du miroir
Et ces êtres fragiles
Vont voir à notre bien…

La douleur, à ce qu’il parait
Excuserait l’abus
L’expliquerait à tout le moins
Puis on tue pour un refus
Et pourquoi pas un viol pour un projet

On ne devrait pas élire
Un être
Qui en a le dessin
Mais, conscrire
Un maître
Qui cherche le moyen
De fuir

Ce… Immonde

janvier 30, 2008

Nous sommes la peste



Tant de beauté
Tandis que le monde s’enflamme
Et l’homme ne voit le charme
Que de sa seule liberté

La vie, la nature, les animaux
N’y ont point droit
Loin d’en être les gardiens
On s’en fait les bourreaux
De par nos choix

Forer, déraciner, brûler
Tuer pour le sport
Entasser les morts
Dans un fossé
Tout cela nous épuise
Nous sommes si occupés

Pourquoi protéger la beauté ?
Qui nous échappe
Pourquoi préserver la vie ?
Puisque la mort nous rattrape

Alors ce qu’il nous reste
C’est notre liberté
On la crie, on la scande
C’est notre char d’assaut
Notre droit de tout dire tout haut
Notre fierté de prendre
De consommer, d’accumuler…

Nous sommes la peste !