janvier 30, 2008

Nous sommes la peste



Tant de beauté
Tandis que le monde s’enflamme
Et l’homme ne voit le charme
Que de sa seule liberté

La vie, la nature, les animaux
N’y ont point droit
Loin d’en être les gardiens
On s’en fait les bourreaux
De par nos choix

Forer, déraciner, brûler
Tuer pour le sport
Entasser les morts
Dans un fossé
Tout cela nous épuise
Nous sommes si occupés

Pourquoi protéger la beauté ?
Qui nous échappe
Pourquoi préserver la vie ?
Puisque la mort nous rattrape

Alors ce qu’il nous reste
C’est notre liberté
On la crie, on la scande
C’est notre char d’assaut
Notre droit de tout dire tout haut
Notre fierté de prendre
De consommer, d’accumuler…

Nous sommes la peste !






1 commentaire:

Anonyme a dit...

...tu sais que c'est exactement ce que je penses parfois ? l'homme ne sait presque que détruire, et le peu qu'il construit est moins beau que ce qu'il a détruit et est fait pour lui profiter à lui seul. Il ne regarde que son propre profit, au mépris total du reste, consciemment ou inconsciemment.
Dans ces jours là, regarder la viande dans mon assiette est pénible...
surtout que j'adore les animaux, comme tu le sais.
Ce poème là, je l'adore. Allez, un de plus à ma "poésithèque" ;)