octobre 30, 2006

Mes Rêves


Mes rêves ont leurs désirs
Sorte d’éboueur nocturne
Ange muet qui grâce a cette plume
Cerne mon cœur pour me dire

Regarde et voie ce qu’ils te manquent
Soupir de mon être
Masqué du désir de paraître
Libre de toute attente

La nuit me gronde
Me harangue l’esprit
Longue et douce comme cette pluie
Qui chante et qui tombe

Qui hante les tombes
Que j’ouvre la nuit

octobre 09, 2006

La marée


La marée ma craché
Sur cette berge incongrue
Une loque de plus
Un corps nue, un mort né

La marée va charrier encore
Son vomit d’épaves
Lots de braves
Drave de corps

Cette force qui vous a traîné
Par le fond
Sans lumière, sans raison
C’est retiré

Marquant son territoire
Mutilant le vôtre
Vous laissant la vie
Sans les autres
Presque… sans devoir

septembre 04, 2006


Vue d’ici, il est dommage que Dieu n’ai pas connu la semaine de 5 jours !
Que son œuvre serait belle aujourd’hui. Et à l’image de Dieu.
On ne sait s’arrêter!

L’ultime coup de pinceau sur la toile.
Le point final à son opinion.
Le dernier souper d’un couple silencieux.
Là fin d’un cycle nous effraie.
Et on tremble de sont après.
Peur du vide, du silence d’eux.
De l’entre du pond et du fond.
Du beau et du mal!

août 27, 2006

Vie chargée


Veille de vie chargée
Vieille amitié disparue
Pour deux bêtes mal venues d’être
Mal leur pris de rester
Le mauvais loup, rarement on entendait son cri
Convaincu de sa faute
Ignorant de son charme
Pris la place que l’on lui fit
Habitué aux larmes
À la mort et aux maux
Il traversa la plaine sans bruit
La bonne bête engraissée
De regard et d’attente
Qui ce soir sont absents !
N’était pas immaculée
Habituée au rang
Respect et compagnie aimante
Par la vie fut brisé
La mauvais bête, vit son frère tomber
Et dans la nuit, elle vint le veiller
Pour le reste de cette vie chargée…


























août 22, 2006

Loup solitaire



Loup solitaire qui attire le regard
Impose la distance sans le vouloir
Il a tant blessé d’imprudents
Ceux qui l’ont aimé, ceux qui l’ont approché
Il est bien seul aujourd’hui
À panser les blessures qu’il a causées
Car chacune d’elles l'a mutilé
Et de son sang la terre a rougi

Cette bête tremble dans le noir
Inquiète pour sa prochaine victime
Sachant qu’il lui est impossible
De ne pas attirer, plaire et charmer
Puis décevoir
Ne pas répondre aux attentes, au bon sens
Au refus d’être dompté
N’ayant de présent que l’absence

J’ai le goût de hurler
De braver le ciel de cris
Comme le huard dans la nuit
Le silence hurle d’écouter !
Et mes victimes me manquent
Mais comment garantir vos attentes
Comment prévenir la lente
Sortie nocturne d’une bête
D’un être qui danse sous la pluie