avril 20, 2008

Rivière


Un rythme me berce
Apparemment synchronisé
Avec mon cœur
Laissant présager
Bonheur en flèche

La rivière m’appelle
Elle veut accélérer
Le rythme de ce cœur
Comme le battement accordé
À l’effort de l’amour
Telle la passion du baiser
D’une nuit de douceur
C’est ce bonheur préparé
Qui me donne des ailes

Mon canot filera
Tant que faire se peut
Sur ce puissant élément
Grondeur nerveux
Capable du calme plat

avril 08, 2008

J'ai mon permis

Tuer un animal
Pour s’amuser
S’en divertir
Peut sembler banal
Risque peu de choquer

J’ai mon permis !

De toute façon ce cerf
Ne risque pas
De mourir de vieillesse
La neige, le froid
Les coyotes sont mes frères

Ce n’est pas contre la bête
Que nous péchons
C’est contre nous
Ce que nous nourrissons
Durant cette quête
Du guerrier au front
A de quoi rendre fou
Du moins, affecter la raison
Certainement souiller notre être

Et quand on nous donnera le permis
De s’en prendre
A nos frères, à nos sœurs…
Serons-nous maîtres
De notre cœur ?
Prompt à défendre
Leurs vies ?

avril 06, 2008

Mon sentier

Quand il ne reste de l’animal
Que la couche
De l’échange
Que du bien
C’est qu’il est bien étrange
Qu’un cœur si farouche
N’aie plus mal

Il a trouvé un sentier
Qui n’est pas tracé par l’autre
Mais qui sera sûrement fréquenté
Qu’il est doux de ne plus être apôtre
D’avoir pris le temps de s’écouter

L'air que je respire
N’a jamais été aussi frais
Le soleil a une telle douceur
On dirait
Qu’ils pénètrent jusqu’à mon cœur
Parce que je reconnais
Enfin ! Mes désirs



avril 02, 2008

Bien, là, maintenant !

Une image se dessine
Le soleil commence à percer
Ce qui semble bien être
Mon état
Construction de maître
Occupé à se bercer
La tête vide

Tout un exploit
Que de se vider la tête
Que d’être seul avec sa bête
D’être conscient du prochain pas

C’est Zen ma foi !

On semble loin
Derrière…ou devant ?
Un être immobile
Derrière on le sent
Mais… Peut-être qu’il attend
Et il est bien, là, maintenant !

mars 12, 2008

Petite fleur


On ne pleure pas
Sur une fleur
Même lorsqu’elle se fane
Elle décuple en silence
Son fruit, sa semence

Conserve son parfum
Dans ta chambre intérieure
Et laisse la terre
En disposer

Peut-être fut-elle le leurre
Qui t’attira au jardin
Pour qu’à chaque matin
Tu respires la paix

Du cœur tiré
À l’esprit remet

Vas! renaît
Petite fleur

mars 05, 2008

Doux Printemps

Un doux printemps
Se dessine à mes yeux
Chargé d’émotions
Et de crainte un peu
Pour ce qu’il y a … devant

Pourtant mon cœur
Est lumineux
Confiant que le bonheur
Me cherche en ce moment
Désireux de dissiper ma peur
D’assécher mes yeux
De tant de pleurs

Je vois son visage
Penché sur moi
Avec une telle tendresse dans le regard
Souffle chaud d’une amie
Qui glisse dans mes cheveux
Tout doucement ses doigts
Je garderai à jamais cette image
De toi

février 19, 2008

Immonde

Nous sommes nuls pour le pouvoir
Il nous rend bête
Animal inventé
D’un mal être
Puis épié dans un miroir

On m’a dit que certain
Avait de bons mobiles
Convaincus "de" pouvoir
Et non "du"
C’est l’humour du miroir
Et ces êtres fragiles
Vont voir à notre bien…

La douleur, à ce qu’il parait
Excuserait l’abus
L’expliquerait à tout le moins
Puis on tue pour un refus
Et pourquoi pas un viol pour un projet

On ne devrait pas élire
Un être
Qui en a le dessin
Mais, conscrire
Un maître
Qui cherche le moyen
De fuir

Ce… Immonde

janvier 30, 2008

Nous sommes la peste



Tant de beauté
Tandis que le monde s’enflamme
Et l’homme ne voit le charme
Que de sa seule liberté

La vie, la nature, les animaux
N’y ont point droit
Loin d’en être les gardiens
On s’en fait les bourreaux
De par nos choix

Forer, déraciner, brûler
Tuer pour le sport
Entasser les morts
Dans un fossé
Tout cela nous épuise
Nous sommes si occupés

Pourquoi protéger la beauté ?
Qui nous échappe
Pourquoi préserver la vie ?
Puisque la mort nous rattrape

Alors ce qu’il nous reste
C’est notre liberté
On la crie, on la scande
C’est notre char d’assaut
Notre droit de tout dire tout haut
Notre fierté de prendre
De consommer, d’accumuler…

Nous sommes la peste !






décembre 11, 2007

Oiseau bariolé



À pousser aussi loin l’individualisme
On devient tous différents
Et on en est fier
Car croit-on
Cela est plus qu’un caprice
Ainsi nous devenons
Des oiseaux bariolés
Beaux dans un miroir
Mais haïs de nos frères
Pourtant il n’y a aucun vice
À être distinct
Mais vouloir être unique
Avant d’avoir appris à aimer
Ce qui ne nous ressemble pas
Nous mène droit au carnage
A ce qu’il y a de plus laid en nous
En fait cela nous mène droit devant nous

novembre 12, 2007

Destiné

Repos et répit
Me "ground" avec la vie
Surtout celle que je quitte
Détour de village
Encore d’autres images
D’autres arrimages
À laisser derrière

Innocemment on croit, on projette
On souhaite ardemment
Que ce soit un balancier
Qui nous éloigne
Du sécuritaire présent
Mais… je ne suis plus innocent

Alors! Je ferme les yeux
Et respire profondément
Alerte aux délicats parfums
Qui précèdent ma destiné

novembre 05, 2007

Humanité



Je pars avec l’idée
Que nous sommes le fruit de l’évolution
Et que notre race barbare et honteuse
A un cerveau sans fond
Où l’évolution veut-elle nous mener ?
Car c’est cette combinaison
Barbarie et capacité démesurée
Qui produisent les Hitler
Et leurs armées
Et les autres occupés, à voir ailleurs
Par ailleurs… si Dieu existe
Et qu’il prétend à la paternité de l’humanité !
Où notre humanité peut-elle aller ?

Qui a produit
Peut-être même
Après y avoir réfléchi
La résilience
Car pour la douleur physique
Nous avons un circuit
Qui va sauter si elle devient trop intense
Et on finira par perdre conscience
Mais pour la douleur morale
Qui de Dieu ou de l’évolution
M'a doté de câbles enduits de résilience ?
Elle ne rend pas la douleur plus supportable
Elle lui résiste, c’est tout !
C’est comme si un con
Avait mis une pièce sous un fusible
Impossible de perdre conscience

Voila pourquoi je crois
Il y a si peu de suicide pour douleur physique
Et autant pour douleur morale
Curieusement le premier, plusieurs nous l’endossons
Le second nous semble à tous immoral
Mais bon, où notre humanité veut-elle aller ?

Le plaisir que les hommes ont
À regarder la douleur des autres
Et d'en jouir
Quand on leur permet le droit de la donner
Nous vient-il de Dieu ou de l’évolution
‘’Faisons l’homme à notre image’’
…et si c’était vrai ?


Longtemps j’ai eu une crainte secrète
Si Dieu n’existait pas ?
Aujourd’hui j’ai peur qu’Il existe
La plaie pourrait-elle
Être universelle ?
Dans ce cas
Où notre humanité pourrait-elle
Nous mener ?

Mais !
La compassion
Me semble orpheline
Dieu n’en est pas digne
Et de par définition
L’évolution en est son contraire
J’ai envie de me taire
Et sourire à l’idée qu’il y a
Peut être ?
Une autre option

octobre 23, 2007

Conscience et Principe

Conscience et principe s’affrontent
Ce soir de réflexion
Conscience du moi profond
Principe d’une certaine honte

Celle d’un homme peu repenti
Des fautes à venir
Conscience à guérir
De principes aguerris

Cet homme que je suis
Ce soir m’averti de faire attention
Que je suis à l’image de l’amour
De cet homme que je fuis

octobre 11, 2007

L’âme de l’eau

Mon esprit divague au ras de l’eau
Le lac est d’un calme contagieux
L’air est immobile
La vie de l’homme semble inutile
À ce tableau de Dieu

Je suis l’intrus
Dans ce paradis
Lequel longtemps j’ai cru
M’était promis

J’y mets les pieds silencieusement
Tête baissée et regard fébrile
Ne rien fouler de cette vie fragile
Imperceptible ornement

J’ai souhaité cet endroit
Ce calme odorant
Vivier de sentiments
Aussi fous que chauds
Collés à l’âme de l’eau

octobre 10, 2007

Silence


Soir de feu et silence
Un silence comme seuls
Vos amis peuvent en faire
Ce silence même vous ne pouvez
Le faire taire
Alors vous êtes là à écouter
Si vous n’entendriez pas
Une étoile passer, tant le silence
Est sur ses gardes
Tu imagines l’écho de nos voix mon ami
Nos rires le déchireraient ce silence!

septembre 26, 2007

Automne


Beau samedi, rien que pour moi
Et assez seul pour être avec moi
Et assez bête pour chérir
De vivre ça
Il y a longtemps que je me suis
Senti si… léger
L’automne est dans les alentours
Je sens son parfum
L’air en est chargé
Tout comme mon esprit
Est saturé de questions
Dont aucune n’a de réponse satisfaisante
Pour ranger un dossier
Pourtant la légèreté persiste
Et ce cœur encombré, ronronne
Ce doit être l’automne

août 04, 2007

Drôle de Don

Drôle de don
Que de jouir et souffrir
D’arriver à s’en délecter
Ruminer l’émotion
Pour en retirer au delà de la connaissance
De la mise en garde, de la sensation

Je peux comprendre que Dieu tolère la souffrance
Mais pourquoi nous y rendre si sensible?
La souffrance comme la jouissance
Sont un état et non une conséquence
Ce qui explique l’absence
De proportion

On peut s’en nourrir, s’enivrer même
On peut à la limite se tuer avec !
On est loin des animaux sous ce rapport
Jouir et souffrir pour survivre
N’est pas notre lot ni notre sort
C’est juste un drôle de don

Don qui n’est pas réclamé par un besoin
Mais par la capacité de grandir
S'il ne répond pas à un cœur qui soupire
C’est peut-être parce qu’il est offert
Par un Père qui voit loin
J’aimerais Père pouvoir dire que je t’aime
Par contre j’aime ton drôle de don.

17 Janvier 2005

Enfin !

Ce que j’aime et désire a pris place
Dans la poussière et l’odeur
Dans le parfum de cette fleur
Dans ce passé que je chasse

Je suis comme cet état
Heureux! Sans être arrivé
Pas déplacé
Juste sans repaire immédiat

Mais…cela se dessine
Et la joie que vous voyez
Le charme que vous aimez
L’amour que je devine

Tiennent du fait
Que je tiens le crayon
Que je trace enfin le sillon
De la forme que je vais!

Et bientôt je vais aimer cet homme
Quand cela arrivera
Ni lui ni moi n’existerons
Fini ce fantôme

J’y suis presque
La poussière tombe
Les odeurs sombrent
Avec les restes






mai 01, 2007

Temps


Je manquais de temps
Quand j’avais l’éternité
Et maintenant que j’ai forniqué avec la mort
Que j’ai choisis le sort écourté
De vivre qui je suis
Le temps semble s’être arrêté

Ça prenait la fin
Un horizon lointain certes
Mais une vision sans y être
Une fenêtre sur mon après
Pour comprendre mon destin

J’en ai vu des bilans
Dans les yeux ternes
De parents mourrants
D’amis en berne

Toutes ces visions
M'ont bien appris
Nourris et…rassasié
De vie, et à mes sens, de don !

avril 26, 2007

Paix d'une bête




Quand la cour est vide
Comme seul mouvement
Ces flocons qui remontent lentement
Mon cœur est libre

La légèreté de mon âme
N’a aucune innocence
Ni vaine croyance
Si loin du blâme

Quand la cour est vide
Sanctuaire gardé
Voulu et soigné
Mes loups sont calmes

Si nos bêtes accepteraient
D’être mentors et non Dieu
Et surtout si ! On leur rendait la pareille
Le monde serait merveilleux

Un syndicat qui réclamerait
Deux congés fériés
Jours consacrés aux autres
Deviendrait roi
Condamnerait ces ennemis au désarroi

Beaucoup de choses doivent changer
L’esprit doit régner
Sur le territoire
Et non le contraire
L’esprit est universel
Sans tare
Et sans terre

Nos phares sombrent
Nos morts tombent
Nos victoires veillent
A faire taire
La lie du savoir

Nos bêtes savent...
Notre cœur rage
Tandis que notre tête veille
A faire sur
Que ce cœur reste pur

janvier 29, 2007

Passé être

Mon prévu passé
Croyais connaître mon avenir certain
Ils se croisent si souvent
Tien ! La ! Justement

Et bien…je l’ai surpris ce passer
Il a du mal à me suivre
Une fois il m’a presque trépassé
Un vrai fou ce passer
Il a bien faillit me tuer

Ca prenait la fin
Un horizon lointain certes
Mais une vision sans y être
Une fenêtre sur mon âpres
Pour apprécié ce passer